Musée virtuel
Nous présentons une collection de photos de faïences attribuées à Sinceny, dans l’état actuel des connaissances.
Elles sont issues des plus grands musées et de collections privées. Merci à tous d’en permettre la diffusion.
Cette présentation sera régulièrement enrichie et renouvelée grâce aussi aux envois des internautes.
Pour « cette première »plusieurs thèmes ont été retenus :
- Faïences dites de « grand feu » du 18ème siècle
- Décor au « chinois »
- Décors variés (à venir)
- Faïences dites de « petit feu » (en feu de réverbère)
- Faïences de la fin du 18ème et du 19ème siècle . Elles sont de « grand feu ».
Au cours de ses 150 ans d’existence, la manufacture de Sinceny a utilisé différentes techniques simultanément. La pratique de petit feu a été de courte durée : de 1775 à 1786 (selon certains de 1777 à 1784). Toutefois la production de grand feu ne s’est jamais interrompue. Il est aussi vraisemblable que l’on ait fabriqué des pièces de petit feu au 19ème siècle. La datation est souvent délicate. L’internaute pourra se référer à l’article historique «La manufacture : grandeur et décadence ».
Quelques définitions techniques sont données ici sur le grand feu et le petit feu.
Le décor au chinois a été très en vogue au 18è siècle et fut utilisé par toutes les manufactures de France. Sinceny l’a traité avec beaucoup de bonheur et d’originalité.
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Grand Feu |
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Petit Feu |
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LES TECHNIQUES DU GRAND FEU ET DU PETIT FEU
Par commodité, nous conserverons l'appellation commune de "petit feu" en lieu de cuisson en "four de réverbère".
Toutes les faïenceries du XVII ème et XVIII ème siècle ont démarrées leurs productions par la technique dite du grand feu. Le « petit feu » a été introduit plus tardivement et la production en fut limitée car elle était plus onéreuse.
Les deux techniques ont été utilisées simultanément
La faïence de grand feu : la pièce, précuite est recouverte d’un émail liquide opaque de fond. Sur celui-ci le peintre va appliquer son décor à l’aide d’oxydes métalliques qui vont se trouver « absorbés » par l’émail. Les couleurs sont limitées car ne peuvent être choisis que des oxydes pouvant résister à la température de cuisson.
Les oxydes utilisés sont l’oxyde de cobalt pour le bleu, l’oxyde de cuivre pour le vert, l’oxyde de manganèse pour le noir, brun, mauve et violet, l’oxyde d’antimoine pour le jaune et l’oxyde de fer pour le rouge. La pièce est ensuite cuite à une température avoisinant les 850°c. L’émail va se vitrifier à la cuisson.
L’inconvénient de cette méthode réside dans la pose du décor. En effet, les erreurs commises lors de la réalisation de celui-ci sont difficilement réversibles.
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Cette bouquetière est à la fois marquée et signée |
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La faïence est dite de petit feu – de 1775 à 1786 – (selon certains de 1777 à 1784), lorsque le décor est posé sur une pièce qui a suivi les mêmes étapes que pour le grand feu, mais dont l’émail est cuit. Elle subit une cuisson supplémentaire.
La cuisson au petit feu permet la réalisation de décors plus fins, et surtout de couleurs nuancées plus douces, notamment dans les tons allant du rouge vif au violine, en passant par toutes les gammes de roses. Cette technique consiste à peindre le décor sur un émail déjà cuit.
Les couleurs, liées à un fondant incolore, sont stabilisées grâce à une troisième cuisson réalisée à basse température (autour de 600°), ce qui rendait le prix de revient plus élevé.
Les faïences de la fin du 18ème et du 19ème siècle
Cette période a connu des difficultés économiques. La production très variée est malaisée à caractériser.
On produit beaucoup de faïences utilitaires. Apparaissent des pièces « patronymiques », personnalisées, célébrant un personnage, un évènement.
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